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l’avis des journaux

Le maire de Schiltigheim arrive à l’improviste en pleine inauguration!

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L’inauguration du Centre de Tri a Schiltigheim

SCHILTIGHEIM Ancien centre de tri postal
Des pistes de réflexion

> LIRE L’ARTICLE DU DNA

« Le centre de tri suscite l’intérêt des artistes… et d’un cabinet d’architectes.
La parodie d’inauguration organisée par un collectif d’artistes dimanche devant l’ancien centre de tri postal de Strasbourg-Schiltigheim n’est pas passée inaperçue. Le maire Raphaël Nisand est notamment venu livrer quelques informations à propos du bâtiment. » Ju.M. journaliste du DNA.
LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE STRASBOURG A DEMANDÉ À UN CABINET D’ARCHITECTES UNE EXPERTISE SUR LES LOCAUX DU 5 RUE DU CHÊNE… LE LOGEMENT DE NOS ATELIERS NE SEMBLE PAS ÊTRE UNE PRIORITÉ. > voir le site
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ARTISTES CHERCHENT ATELIERS

L’ARTICLE PARU DANS LE DNA LE 14 AVRIL 2012 POUR ANNONCER L’INAUGURATION

schiltigheim-strasbourg Ancien centre de tri postal

« Demain, face à l’ancien centre de tri, le collectif convie à une « inauguration ».

Autour de Papier Gâchette, l’imprimerie associative créée dans le squat du 2, route des Romains, un collectif d’artistes et artisans s’est constitué. Dans sa ligne de mire : l’ancien centre de tri postal de Strasbourg-Schiltigheim, où il aimerait s’installer.

Le courrier parvenu voici quelques jours dans la boîte aux lettres de Papier Gâchette contenait une bonne et une mauvaise nouvelles. La CUS y annonce, en effet, qu’elle va engager une étude de résistance des sols pour déterminer si l’ancien centre de tri postal de Strasbourg-Schiltigheim peut accueillir le matériel d’imprimerie de Papier Gâchette. C’est une solution de relogement en vue pour l’association, née dans le squat du 2, route des Romains, et expulsable à compter du 16 avril.

Mais quelques lignes plus loin, c’est la déception : la collectivité exclut l’idée de loger sur le même site d’autres artistes et artisans.

« Le relogement de Papier Gâchette, on n’y croyait pas. Comme il y a pas mal de bâtiments grands et vides, on s’est dit qu’en se réunissant à plusieurs, on arriverait peut-être plus facilement à en obtenir un », explique Marie Van Gysel, membre de Papier Gâchette.

Le collectif est né lors du festival Selbst Gemacht qui s’est tenu à la Semencerie, en octobre 2011. Ses idées phares : partage des connaissances, des outils, implication du public, autofinancement, non-lucrativité. « Dans notre idée, il y a aussi une dimension d’ouverture sur l’extérieur, de visibilité. Quelqu’un qui vient voir un artiste ou un artisan peut en découvrir d’autres sur place », renchérit Emmanuelle Amann, qui participe à l’imprimerie et aimerait aussi créer un atelier photographique.

Quid du développement d’une culture alternative ?

Parmi les autres projets du collectif : un atelier vidéo, une salle d’expression corporelle, un atelier de redynamisation par les pratiques créatives, l’atelier d’Urbaine Plaisance (une association qui a pour objectif « le soutien au développement, à la création et à la diffusion du domaine de l’informatique libre »), un local de répétition et d’enregistrement de musique, ainsi qu’un garage associatif où les adhérents viendraient réparer leur véhicule grâce à un accès à l’outillage et aux conseils d’un mécanicien.

Dans le dossier qu’ils ont constitué, les membres du collectif expriment leurs difficultés « pour trouver un espace adéquat et pérenne » pour leur pratique. A Strasbourg, les lieux officiellement dédiés aux artistes, comme les bastions, sont saturés. « L’idée, c’est d’avoir des locaux contre un loyer, on ne demande pas davantage. Après, chacun cherche les financements pour aménager son atelier », expliquent-ils, évaluant leurs besoins à 1 500 à 2 000 m2 au total. Le collectif se verrait bien intégrer l’ancien centre de tri postal de Strasbourg-Schiltigheim proposé par sa propriétaire actuelle, la CUS, à l’association Papier Gâchette. Situé rue du Chêne à Schiltigheim (à la limite de Cronenbourg), il a été déserté par la Poste en 2000, à la faveur d’une implantation à Holtzheim. Il est suffisamment vaste – 28 000 m2 , selon le collectif – et il est actuellement vide.

Ce dimanche 15 avril, le « Collectif du centre de tri » invite à « l’inauguration de ses nouveaux locaux ». La formule est ironique, bien entendu, mais le site sera investi « de manière symbolique et artistique ». Une initiative qui pose, en creux, la question du développement d’une culture alternative à Strasbourg, à l’image d’autres grandes villes européennes. »

Julia Mangold Dimanche 15 avril à 16h, le collectif du centre de tri invite à une cérémonie d’inauguration (5, rue du Chêne à Schiltigheim). Apporter à boire et à manger.